Un sourire,
Un regard,
Et mes ailes se mettent à battre,
Un frôlement,
Une attention de toi,
Et je me sens montée petit à petit.
Tes bras me serrent,
Me coupent la respiration,
M'emprisonnent loin de mes pensées,
Qui me crient pourtant de m'enfouir.
Mon c½ur bat, plus fort que jamais,
Mes jambes tremblent,
Et je fonds toute entière contre ton torse.
Je sens tes lèvres parcourir mes cheveux,
J'entends ton c½ur battant me mentir doucement.
Mais je fais semblant de le croire,
Je me dis que tu m'aimes,
Que tu es celui qu'il me faut.
Tes mains glissent sur mon corps,
En faisant garde à ne pas tomber trop bas,
Je vole, je brule, je dois sûrement rêver.
Ton nom emprisonne mon esprit,
Et tes gestes m'envoutent.
Je ne bouge plus, je suis paralysée,
A toi seul de choisir ce que tu feras de moi.
Je sens notre peau se coller, nos odeurs s'unir,
Et nos corps se frôler.
Plus de pudeur, plus aucunes craintes.
Je suis au paradis, que peut-il m'arriver de mal ?
Mes pensées se trompent sûrement, mon c½ur et seul maitre de mes actes,
Et mon corps obéit.
Tes bras me serrent plus fort encore, comme pour me mentir encore un peu.
Tes paupières sont closes, et ta respiration résonne.
La musique n'est pas assez forte pour camoufler mon manque.
Mon manque de nous, d'amour, de toi.
Une envie simple de t'avoir pour moi seule,
De savourer le moment présent, sans me soucier du futur.
Mes lèvres prennent le relais et te parcourent à leur tour.
Mon c½ur s'enflamme et mes pensées s'évaporent.
Plus aucun son ne résonne dans ma tête,
Seuls nos mouvements me guident à présent.
Mes cheveux tombent sur ta peau et la caresse,
Tes mains me découvrent, sans me nuire.
Ta douceur m'impressionne, et ta chaleur m'attire.
On se suit, on se répète, on se surprend !
Tes bras me serrent contre toi,
Et ton odeur est délicieusement envoutante,
Mes ailes battent a s'arracher les plumes,
Je n'ai plus aucunes limites !
Tout s'accélère et je n'ai plus aucun control !
Mes yeux sont remplis d'étoiles, mon c½ur d'espoir,
Et mes pensés se sont tut.
Ma respiration reprend subitement,
L'air me manque, je me sens bruler de l'intérieur.
La musique reprend de plus belle,
Nos mouvements la suivent,
Et nos c½urs s'emballent.
Et puis un rien, un geste et tout s'arrête,
Comme une gifle violente qui arrache toute la passion de l'instant.
Tu te retire de mon corps brulant, tu caresse une dernière fois mes cheveux,
Tu laisse ta main glisser sur mon dos,
Et tu m'abandonne sur la scène du crime.
Tout s'embrouille alors,
Mes pensées reviennent plus fortes encore,
Mon c½ur bats au ralentit, comme pour reprendre ses esprits.
Mon corps se refroidit, jusqu'à se glacer.
Je nous trouve si distant subitement.
On cache alors les preuves, sans échanger le moindre mot,
Apres tout quoi dire de plus ?
T u part soudainement en m'arrachant un dernier baiser,
En m'arrachant un dernier battement de c½ur,
En m'arrachant le peu de vie qui me restait.